Vers une coupe du monde 2026 frugale pour le secteur hôtelier
information fournie par Zonebourse 21/04/2026 à 16:50
Le secteur hôtelier parviendra-t-il à profiter de la Coupe du Monde 2026 et prendre la balle au bond ? A priori, la mission s'annonce délicate. Comme le rappelle AlphaValue, les visiteurs potentiels qui feront le trajet vers les pays organisateurs (Etats-Unis, Mexique et Canada) devront faire face à une accumulation de dépenses considérable : billets de match hors de prix, tarifs de transport en commun exorbitants et frais de stationnement variables dépassant parfois les les 200 dollars ! Sans compter les vols internationaux onéreux (dont le prix est encore aggravé par la flambée des prix du carburant) et l'hébergement.
"Ces obstacles financiers sont encore aggravés par les pressions inflationnistes mondiales liées aux conflits au Moyen-Orient et aux politiques de visas restrictives mises en place par l'administration Trump", souligne l'analyste.
Si la FIFA reste optimiste, la combinaison de ces obstacles laisse penser que la fréquentation internationale effective pourrait être nettement inférieure aux projections initiales. "De fait, les hôteliers des villes hôtes comme New York baissent déjà leurs prix pour remplir leurs chambres", rapporte Yi Zhong.
En début de semaine, Reuters faisait savoir que le New Jersey avait fixé à 150 dollars le prix d'un aller-retour en transports en commun vers les stades de la Coupe du monde 2026 provoquant des tensions avec la FIFA. Ce tarif, dix fois supérieur au prix habituel, pourrait en effet dissuader une partie des supporters et réduire les retombées économiques attendues pour la région.
Les autorités locales ont justifié cette hausse par les coûts de sécurité, estimés à 48 millions de dollars, et par l'afflux exceptionnel de visiteurs, accentué par la fermeture des parkings autour du MetLife Stadium, qui accueillera notamment la finale de la compétition. Le gouverneur du New Jersey estime que la FIFA, qui anticipe environ 11 milliards de dollars de revenus liés à la compétition, devrait prendre en charge ces dépenses.
De son côté, la FIFA a rejeté cet argument, rappelant son statut d'organisation à but non lucratif et soulignant que ses recettes sont réinvesties dans le développement du football. Elle met également en avant que d'autres villes hôtes ont choisi de maintenir des tarifs de transport accessibles afin de maximiser l'attractivité de l'événement.
La semaine dernière, L'Equipe rapportait de plus que " les accords initiaux de la Coupe du monde 2026, signés en 2018, prévoyaient la gratuité des transports pour tous les matches" .
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